La Chine est riche en traditions culturelles séculaires, et l’une des plus belles et significatives est le Festival de la Mi-Automne, également connu sous le nom de Festival de la Lune. Célébré le 15e jour du 8e mois du calendrier lunaire, cette fête est une occasion spéciale pour les Chinois du monde entier. Ils se réunissent en famille, avec leurs collègues de bureau pour savourer des gâteaux de lune délicieux et contempler la splendeur de la lune.
Cette année, le Festival de la Mi Automne est le 29 Septembre 2023 !
Pour ceux qui travaillent avec la Chine, cette célébration peut être une bonne occasion pour renforcer les liens commerciaux et culturels avec partenaires et collègues chinois.
Ainsi, le Festival de la Mi-Automne remonte à plus de 3 000 ans en Chine, c’est l’une des fêtes traditionnelles les plus anciennes du pays. Il est souvent associé à des légendes et à des histoires romantiques, dont la plus célèbre est celle de Chang’e, la déesse de la Lune. Cette histoire raconte comment elle s’est envolée vers la Lune, portée par un lapin de jade, et a laissé derrière elle un mari inconsolable.
Au cœur du Festival de la Mi-Automne se trouve la dégustation de gâteaux de lune, 月饼 Yuèbǐng , des pâtisseries rondes et savoureuses remplies de différentes garnitures, qui varient suivant les régions. Noix, haricots rouges, jaune d’œuf, patate douce, durian sont autant de parfums à découvrir. Ces gâteaux symbolisent la réunion familiale et l’unité, car la forme circulaire rappelle la pleine lune. Les lanternes traditionnelles, les jeux de dés et les feux d’artifice font également partie intégrante des festivités.
Pour ceux qui travaillent avec la Chine, la compréhension et la célébration du Festival de la Mi-Automne sont un moyen de renforcer les liens culturels avec leurs partenaires chinois. En participant à cette tradition séculaire, les entreprises démontrent leur respect pour la culture chinoise et leur engagement à s’intégrer dans la société locale.
Le Festival de la Mi-Automne est également l’occasion idéale pour organiser des événements d’entreprise ou des réunions informelles avec des partenaires chinois. En invitant vos collaborateurs à célébrer cette fête, vous favorisez un environnement propice aux relations professionnelles durables et à la communication interculturelle.
Aussi, comme beaucoup de traditions chinoises, le Festival de la Mi-Automne est chargé de symbolisme et de superstitions positives. C’est le moment idéal pour échanger des cadeaux tels que des gâteaux de lune ou des lanternes, en exprimant des vœux de prospérité, de succès et de bonheur dans les affaires à venir.
Le cœur de cette fête réside dans la notion d’unité familiale. En comprenant et en célébrant cette valeur fondamentale, les entreprises montrent qu’elles apprécient l’importance des relations interpersonnelles en Chine et qu’elles sont prêtes à les cultiver pour une collaboration mutuellement bénéfique.
En conclusion, le Festival de la Mi-Automne en Chine est bien plus qu’une simple tradition culturelle. C’est une occasion précieuse pour ceux qui travaillent avec la Chine de renforcer les liens culturels, de faciliter les relations professionnelles, d’exprimer des vœux de prospérité et de comprendre la signification de l’unité. En investissant dans la compréhension et la célébration de cette célébration millénaire, les entreprises ouvrent la porte à des partenariats solides et durables avec la Chine, basés sur le respect mutuel et la tradition.
Cet article vous évoque peut-être des célébrations et de bons moments passés en Chine ? Racontez-nous en commentaire 👇
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions
ou pour échanger sur vos projets avec la Chine 🇫🇷 🇨🇳
Nous publions régulièrement sur la Chine,
ne manquez rien des posts Com Chine sur Linkedin !
Cliquez ci-dessous pour nous suivre👇
Et pourquoi c’est utile de le savoir pour vous qui travaillez avec la CHINE
Tout d’abord, c’est quoi la communication IMPLICITE ?
Dans de nombreux pays asiatiques et en CHINE, le style de communication est généralement implicite et à fort contexte.
Il n’est PAS TOUJOURS SIMPLE pour les occidentaux de saisir les messages quand ce qui est NON-DIT est aussi important (souvent plus) que ce qui est DIT.
Rien de tel qu’une histoire vécue pour illustrer communication implicite vs. explicite et les malentendus que cela peut entraîner.
Une française souhaite organiser un dîner chez elle avec ses deux amies et leurs conjoints.
L’une est chinoise, l’autre est américaine. Toutes trois vivent en France.
A la question de son amie américaine : « Peut-on venir avec les enfants ? »
la française répond : « Oui bien sûr si vous ne trouvez pas de baby-sitter ».
Le soir du dîner venu, l’amie américaine arrive avec son mari et les deux enfants.
« Bonsoir Delphine, nous sommes tellement heureux de cette soirée, nous avons amené les enfants car notre nounou habituelle n’était pas libre ».
Que ressent Delphine selon vous ?
Pour son amie chinoise, le message de Delphine était clair : Arrangez-vous pour faire garder les enfants ! Le message est passé tout autrement auprès de son amie américaine qui l’a pris mot pour mot.
Ainsi, pour tous ceux qui travaillent avec des interlocuteurs et partenaires chinois, il est bon de savoir que le style de communication des Chinois est généralement IMPLICITE et à fort contexte.
Voyons ensemble quelques éléments pour mieux comprendre pourquoi l’on observe ce style de communication en Chine, et en Asie plus généralement.
La langue chinoise est complexe et faite d’images qui laissent une grande place à l’interprétation.
Pour l’anecdote, j’ai été moi-même impressionnée en voyant des personnes en Chine passer des heures et des heures devant un tableau blanc ou dans les parcs discutant de la signification de tel ou tel caractère. Absolument fascinant à observer !
En effet, un même caractère peut avoir un sens tout à fait différent suivant les autres caractères qui l’entourent. Ainsi, vous ne pouvez comprendre le sens sans prendre en compte l’ensemble et le contexte. Observer sans cesse le tout et pas isolément.
La pensée chinoise elle-même est holistique (systémique), tout étant lié, interdépendant, et en perpétuel mouvement. La recherche d’équilibre et d’harmonie est une quête dans le contexte du changement permanent.
Les travaux de Edward T Hall, anthropologue américain et spécialiste de l’interculturel (Beyond Culture) ont permis de cartographier les cultures de différents pays suivant le style de communication observé, entre communication EXPLICITE (à faible contexte) et communication IMPLICITE (à fort contexte) où l’on trouve le Japon et la CHINE.
Dans les cultures dites à faible contexte et communication EXPLICITE, une bonne communication est directe, tous les messages sont dits, de manière simple, explicite et répétée.
En forçant le trait, on pourrait dire : “Expliquez-moi simplement, comme si j’étais un enfant de 2 ans”.
Dans les cultures dites à fort contexte et communication IMPLICITE, une bonne communication est contextuelle, nuancée et doit être lue entre les lignes.
Ce qui est DIT est aussi important (sinon plus) que ce qui est NON-DIT, alors si vous voulez avoir une chance de comprendre les messages qui vous sont envoyées en Chine ou au Japon, soyez attentif à « ce que dit l’air » !
Cette expression japonaise illustre bien la dimension implicite et contextuelle de la communication dans de nombreux pays d’Asie et les asiatiques développent cette capacité à « lire l’air » depuis l’enfance.
Nous ne prétendons pas fournir ici une liste d’actions ‘magiques’ que vous pourriez utiliser pour naviguer et communiquer sans difficultés entre ces différences culturelles, mais nous partageons quelques conseils en espérant qu’ils vous soient utiles.
Vos expériences sont autant de trésors et nous vous remercions d’avance de nous les partager en commentaire de cet article👇👇
N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions
ou pour échanger sur vos projets avec la Chine 🇫🇷 🇨🇳
C’est un moment excitant pour les entreprises et investisseurs français ! Le président Macron est actuellement en visite officielle en Chine, où il se rendra à Pékin, Shanghai et Canton. Après trois ans de fermeture imposée par la pandémie mondiale de Covid-19, cette visite aura un impact significatif sur les liens économiques, politiques et culturels des deux pays.
L’un des principaux objectifs de la visite du président Macron est de renforcer les liens économiques de la France avec la Chine.
Au cours de sa visite, Macron s’entretiendra avec le président chinois Xi Jinping sur des questions telles que le commerce, l’investissement et la coopération technologique. En outre, les deux pays devraient signer plusieurs accords commerciaux visant à stimuler le commerce bilatéral et les investissements. Ce ne sont pas moins de 60 dirigeants d’entreprises qui accompagneront la visite de 4 jours du président Macron. Parmi elles, Airbus, Danone, EDF, L’Oréal, Véolia, Le Club Med, Safran, Michelin et SEB. Un signe éminent de l’importance stratégique pour l’économie française de la coopération avec la Chine.
Ces accords devraient aussi inclure un assouplissement des restrictions en matière de visas pour les voyageurs d’affaires. Cela permettra un meilleur accès aux entreprises françaises sur le marché chinois qui a resté fermé pendant les trois dernières années.
La visite du président Macron comporte également un important volet culturel. Il profitera de cette occasion pour promouvoir la France en présentant sa culture, ses musés, son cinéma, sa cuisine et son mode de vie aux consommateurs chinois.
Il discutera également des moyens par lesquels la France peut collaborer avec la Chine sur des projets éducatifs et artistiques. De nouveaux programmes de collaboration universitaire, d’échange d’étudiants et des initiatives de recherche visent à promouvoir la compréhension culturelle et artistique entre les deux pays.
Enfin, avec les activités touristiques qui redémarrent entre les pays, de nombreux visiteurs chinois sont attendus en France dans les prochains mois.
La visite du président Macron suscite de grandes attentes de la part des deux parties. En mettant l’accent sur le renforcement des liens économiques par le biais d’accords commerciaux, ainsi que sur l’expansion des échanges culturels, éducatifs et touristiques, ce voyage promet de nombreuses opportunités de collaboration entre la France et la Chine à long terme.
Après trois longues années de fermeture, la Chine autorisera enfin la délivrance de pratiquement tous types de visa aux voyageurs étrangers à partir du mercredi 15 mars, a annoncé ce début de semaine l’ambassade de Chine à Washington.
Par ailleurs, les visas délivrés avant le 28 mars 2020 et qui n’ont pas expiré retrouveront également leur validité. Les voyageurs vont pouvoir également entrer en Chine sans visa dans certains cas, comme les visites touristiques sur l’île de Hainan ou les escales de bateaux de croisière à Shanghai.
En abandonnant sa politique du « zéro Covid », la Chine a commencé à assouplir ses mesures en décembre 2022 et la plupart des restrictions ont été levées depuis, dont les exigences de quarantaine le 8 janvier 2023.
Outre la délivrance de visa, les formalités sanitaires pour entrer en Chine s’assouplissent aussi. « Les voyageurs de toute nationalité désirant se rendre en Chine en avion depuis la France, devront effectuer un test PCR ou anti-génique dans les 48 heures précédant l’embarquement. Les auto-tests anti-géniques Covid-19 sont également acceptables », informe l’Ambassade de Chine à Paris.
En revanche, il faut toujours renseigner le résultat de test avant le départ en saisissant le formulaire sanitaire de voyage en ligne, sur le portail gouvernemental htdecl.chinaport.gov.cn ou depuis l’application WeChat. Mais les compagnies aériennes n’auront plus à vérifier les rapports de test lors de l’enregistrement.
Après avoir subi pendant trois ans des restrictions parmi les plus draconiennes au monde, la Chine va donc relancer les voyages internationaux, ce qui était très attendu par le monde des affaires.
Les ventes en ligne en Chine ont connu une croissance fulgurante au cours des dernières années. Pour les entreprises qui cherchent à exploiter ce marché en plein essor, il est important de comprendre le paysage unique de l’e-commerce en Chine. Dans cet article, nous vous donnons un aperçu de l’e-commerce en Chine et des facteurs à prendre en compte pour opérer dans ce marché.
Restez à jour pour découvrir comment réussir sur le marché du commerce électronique en Chine !
Le marché du commerce électronique en Chine est en plein essor et avec des ventes de commerce électronique atteignant 1,9 trillion de dollars, il est devenu le plus grand marché du commerce électronique au monde.
Dans le big data et les services logistiques, la Chine a de loin devancé les pays d’Europe ou les États-Unis. Cette croissance rapide est favorisée par quelques facteurs clés : tout d’abord, il existe un e-ecosystème spécifique à la Chine qui a prospéré grâce à l’intérêt positif du gouvernement et aux investissements dans des initiatives pour les entreprises de commerce électronique.
En outre, le commerce électronique a apporté une grande commodité aux consommateurs chinois. Grâce à l’accès aux paiements mobiles, aux processus de paiement simplifiés et aux systèmes de livraison facilement disponibles, les Chinois peuvent désormais acheter tout ce qu’ils veulent en ligne en quelques clics.
En conséquence, les marques ont accru leur présence et leur engagement par le biais de diverses plateformes telles que WeChat et les sites d’achat en ligne d’Alibaba. Cette tendance du commerce électronique va non seulement continuer à s’épanouir en Chine, mais aussi en faire un moteur de la numérisation dans le monde entier.
Avec la croissance rapide des achats en ligne en Chine, Alibaba est devenue une société de commerce électronique de premier plan, ses plateformes TaoBao et TMall offrant différents avantages en fonction des besoins de chacun. TaoBao est connu pour sa large gamme de produits offerts à des prix avantageux par des vendeurs de petites entreprises, tandis que TMall s’adresse davantage aux grandes marques, avec plus d’exclusivité et de sécurité. Malgré leurs différences, les deux sites sont incroyablement populaires, notamment auprès des acheteurs chinois.
Après Alibaba vient JD.com, qui offre des services similaires à ceux d’Alibaba, avec des caractéristiques supplémentaires comme les livraisons le jour même, qui lui permettent de se démarquer de la concurrence.
VIPShop vient ensuite avec sa variété unique de remises disponibles sur les marques de créateurs, ce qui en fait un favori économique.
Ces trois titans ont tous leurs forces et leurs différences, mais ils répondent à la demande sans cesse croissante de plateformes d’achat en ligne en Chine.
À côté de ces grandes plateformes, les médias sociaux jouent également un rôle de plus en plus important pour les marques.
En 2019, WeChat comptait 1,15 milliard d’utilisateurs actifs mensuels, ce qui en fait l’une des applications de messagerie instantanée les plus populaires au monde. Le « Petit livre rouge » a engrangé 2 milliards de dollars de ventes en l’espace de deux mois seulement, grâce aux vidéos de leaders d’opinion clés comme LI Jia Qi qui préconisent certains produits. Nous assistons à une tendance des entreprises à atteindre les consommateurs par l’intermédiaire des leaders d’opinion qui ont des suivis cultes sur ces plateformes.
La jungle du commerce électronique qu’est la Chine s’est avérée être un espace délicat pour les marques importées, mais les sociétés tierces telles que BaiQiu (Buy Quickly), BaoZun et YouKe sont devenues des partenaires stratégiques pour les aider à naviguer sur le terrain.
Ces entreprises fournissent des services essentiels tels que le marketing, la promotion et la gestion de la présence en ligne, en utilisant le big data et l’analyse des modèles de comportement des consommateurs. Elles mettent également en place des centres d’appels pour le service clientèle et gèrent les livraisons et les retours si nécessaire. À bien des égards, les sociétés de TP font office d’interface directe entre les marques, les consommateurs et les plateformes de commerce électronique. Leur importance croissante les a rendues inestimables pour le succès des marques importées en Chine.
Le commerce électronique en Chine a connu une croissance explosive ces dernières années, mais il est confronté à un certain nombre de défis. Le GMV (Gross Merchandise Volume/Value, un terme utilisé dans la vente au détail en ligne pour indiquer les ventes totales de marchandises) peut être considérablement plus élevé que les ventes réelles en raison des taux élevés d’abandon et de retour, ainsi que des listes de produits contrefaits.
Il est donc difficile de procéder à des évaluations précises des données. En outre, la gestion en ligne de la relation client est souvent très difficile, car les consommateurs attendent des services hautement personnalisés et des réactions immédiates de la part des marques.
Pour surmonter ces obstacles et assurer leur succès, les entreprises de commerce électronique doivent investir massivement dans des ressources connexes telles qu’une infrastructure logistique de haute qualité. Une gestion performante de la relation client, alimentée par l’assistance de l’IA, est également essentielle pour fidéliser les clients sur le marché numérique chinois hautement concurrentiel.
Les trois dernières années de « vaches maigres » en Chine ont poussé son commerce électronique à se développer à un rythme sans précédent.
Avec la réouverture du pays, on ne peut que s’attendre à ce que cette tendance se poursuive dans un avenir prévisible. La Chine a un taux d’adoption du numérique tellement élevé parmi ses citoyens que le succès d’une marque qui n’exploite pas les capacités du commerce électronique peut désormais être considéré comme quasi impossible.
Si une marque étrangère espère connaître le succès en Chine, elle doit s’assurer que ses activités de commerce électronique sont placées stratégiquement au centre de ses efforts locaux.
Le zodiaque chinois, également appelé 生肖ou Shēngxiào, est un ancien système de divination basé sur douze animaux représentant les douze branches terrestres. Ces signes sont le rat, le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et enfin le cochon.
Selon la légende, pour être choisis comme signes du zodiaque, les animaux devaient traverser une rivière à la demande du Seigneur Céleste. Le rat a sauté sur le dos du buffle et arriva en premier. Alors que le cochon, qui a dû s’arrêter pour prendre un goûter, arriva le dernier !
Le zodiaque est utilisé, en Chine comme dans d’autres pays d’Asie orientale, pour prévoir la fortune et l’horoscope de l’année. Ainsi les caractéristiques des gens nés sous un signe sont influencées par l’animal en question. Par exemple, le Rat est réputé pour être un bon communicateur et avoir un grand sens des affaires, tandis que le Bœuf est fiable et volontaire.
Le lapin est le quatrième animal du zodiaque chinois. Il symbolise la grâce et la sensibilité. Cette douce créature représente la chance, le succès et l’amitié. Les personnes nées sous ce signe sont réputées créatives, pacifiques et patientes – parfaites pour les rôles artistes ou diplomatiques !)
En conclusion, le zodiaque chinois est un ancien système de divination basé sur douze animaux représentant chaque année du calendrier chinois. Il a été un élément essentiel de la culture chinoise pendant des siècles et continue d’être populaire aujourd’hui, en particulier parmi les Asiatiques de l’Est. On pense que ce système exerce une forte influence sur les traits de personnalité et la chance, qui peuvent être utilisés pour mieux comprendre le monde et faire des choix dans la vie.
Depuis quelques jours, sans faire beaucoup de bruit, la Chine change sa politique de Covid.
Du jour au lendemain, les stands de test sont enlevés des rues, et les mesures de confinement sont fortement allégées.
Même l’application de suivi des déplacements, qui était vitale dans la vie quotidienne des Chinois depuis plusieurs années, disparaît de leurs écrans de téléphone …
Au début de la pandémie, le gouvernement chinois a pris des mesures extrêmes pour empêcher la maladie de se propager en dehors de Wuhan. Une action plutôt efficace.
En été 2020, alors que la plupart des pays occidentaux étaient submergés par la première vague de Covid, les Chinois étaient fiers de poster sur les réseaux sociaux leurs photos de voyage sur la Grande Muraille.
Cependant, ces mesures de confinement sont devenues l’exception Chinoise. Au fil du temps, la vie partout ailleurs dans le monde est revenue pratiquement à la normale, tandis que les Chinois et les entreprises chinoises ont continué à subir les contraintes imposées par la politique Zéro-Covid.
La situation est devenue intenable ces derniers mois avec une conjonction d’évènements. Des incidents dramatiques ont conduit à des protestations dans plusieurs provinces. Les cas se sont multipliés malgré les mesures drastiques avec le variant Omicron. Les Chinois ont vu un monde extérieur festif et sans masque lors de la Coupe du Monde au Qatar.
Les mois à venir seront donc un vrai test pour le pays.
Espérons que la situation de la Chine se normalise et que nos clients et nous puissions retrouver une relation plus facile avec les équipes et partenaires chinois.
Par Catherine Pradel –
Pour illustrer ce qu’est le Guanxi en Chine, je prends souvent l’exemple de Yi, étudiante chinoise et ancienne nounou de mes enfants que nous avons embauchée en France au retour de notre expatriation à Pékin.
Sur n’importe quel sujet de discussion que j’ai eu avec Yi au fil des années, elle connaissait toujours quelqu’un dans son réseau qui pouvait aider, soit directement, soit en donnant le contact d’une personne qui pouvait aider. C’était pour moi extrêmement impressionnant de voir l’ampleur du réseau de cette jeune étudiante et sa capacité incroyable à mobiliser ses relations pour tout type d’entraide. Quelle puissance !
Prenons un exemple, vous souhaitez développer rapidement votre business en Chine et vous vous focalisez dès votre première visite sur le travail avec vos équipiers et partenaires chinois. Vous jugez peu utiles les sorties au restaurant avec eux et vous négligez les moments de convivialité par souci d’efficacité.
Vous poursuivez ainsi car c’est la façon dont vous menez vos projets dans d’autres pays. Vous n’avez pas de temps à perdre dans des mondanités et déclinez toutes les invitations de vos partenaires chinois en dehors du travail.
Au bout d’un moment, vous constatez que le projet n’avance pas et vous ne comprenez pas ce qui s’est passé.
Contrairement à d’autres cultures comme la culture américaine ou scandinave où la confiance se construit souvent dans un premier temps par l’action conjointe, en Chine la confiance se construit d’abord par la relation interpersonnelle.
Tenter de mener un projet avec des Chinois sans prendre le temps de construire en amont les relations interpersonnelles avec vos interlocuteurs, c’est un peu comme « mettre la charrue avant les bœufs ». Le risque est grand que votre projet soit extrêmement laborieux ou ne voit jamais le jour.
Laissez-moi vous raconter cette fable connue de tous les enfants chinois ..
Autrefois, dans un petit village près de la frontière, vivait un sage vieillard. Un jour, son cheval s’est échappé et a couru dans la steppe de l’autre côté de la frontière chez le peuple étranger. Les voisins du vieillard sont venus le réconforter. Le vieil homme a dit : « Qui sait si c’est mal ou bien ? On verra ».
Quelques mois ont passé, le cheval perdu est revenu après son escapade et ramène avec lui toute une bande de chevaux de chez les étrangers. Le vieillard est donc riche et les voisins sont venus le féliciter. Alors le vieux a dit : « Qui sait si c’est bien ou mal ? On verra ».
Quelques jours après, son fils qui aime monter à cheval est tombé et s’est cassé la jambe. Les voisins sont venus de nouveau le réconforter. Le vieil homme a encore dit : « Qui sait si c’est mal ou bien ? On verra ».
Peu de temps après, le peuple étranger a envahi la frontière, et tous les hommes forts furent recrutés dans l’armée pour combattre. Il y eu beaucoup de morts. Seul le fils du vieillard a été exempté à cause de sa jambe cassée, et avec son père, ils ont sauvé leur vie.
L’histoire s’arrête là, mais nous pouvons bien imaginer sa suite sans fin, car finalement « Qui sait si c’est bien ou mal ? On verra »
La morale de cette histoire n’est pas le fatalisme. Elle montre que d’un mal peut sortir un bien comme d’un bien peut sortir un mal.
La vérité des choses n’est donc que relative. Pour un Chinois qui a grandi avec l’enseignement du Vieillard qui a perdu son cheval, la vérité n’est pas unique, mais multiple !
Les Chinois ont souvent du mal à comprendre pourquoi les Français peuvent s’acharner sur un fait en essayant d’expliquer son pourquoi. Pour eux, le plus important c’est de s’accommoder de la chose et de suivre son évolution.
Comme plaisantait un patron français : « Tout ce qu’on dit en Chine est vrai, mais le contraire l’est aussi ! »
Contactez-nous pour échanger sur votre projet, découvrir notre e-learning et nos programmes de formation !
Quand vous communiquez avec des Chinois dans le cadre professionnel, une première chose importante est d’être attentif au contexte et à la communication non verbale (ceci est valable également dans de nombreux pays asiatiques).
La langue chinoise est un élément clé de la culture chinoise. Son écriture évoque des images et des idées et son interprétation laisse une grande liberté à l’imagination. Ainsi, comparée à de nombreuses autres langues, la langue chinoise est non spécifique.
On parle de communication implicite, à fort contexte. Une partie du message doit être lue entre les lignes et déduite du contexte.
Pour avoir une chance de comprendre les messages, prenez le temps d’écouter attentivement, d’observer le contexte et le non-verbal et vous gagnerez finalement beaucoup de temps !
Respecter l’harmonie, savoir donner et recevoir de la face est tout un art qui fait partie intégrante de la culture chinoise. Les Chinois éviteront de contredire leur interlocuteur en public, surtout s’il s’agit d’une personne d’un certain rang. Pour les occidentaux travaillant avec les Chinois, méconnaître cette notion est un risque important car cela peut conduire au blocage ou à l’arrêt du projet ! A noter que ce point peut être sensible pour les Français car ils ont plutôt une culture du débat et de la confrontation directe.
Si vous posez une question fermée à un chinois qui appelle un oui ou un non, il y a fort à parier qu’il vous réponde autre chose ! Adopter un esprit ouvert, une posture flexible et utiliser des questions ouvertes vous aidera à éviter des situations embarrassantes voire totalement bloquées.