HuaWei dans la tourmente

Cette image en noir et blanc circule ces derniers jours sur les réseaux sociaux chinois. Il s’agit d’un communiqué de presse du groupe japonais Panasonic, plublié le 23 mai, qui dément sa rupture d’échanges avec HuaWei.

Ce dernier, géant de télécommunication chinois, piégé par la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis, se trouve dans le tourbillon des attaques américaines depuis le 1er décembre 2018, date à laquelle Meng WanZhou, CFO de Huawei et fille de son fondateur Ren ZhenFei, a été arrêtée au Canada à la demande de la justice américaine.

« Le groupe Panasonic continue à approvisionner Huawei normalement. La dite “rupture d’échanges” racontée par certains médias grand public est fausse», disait l’annonce de Panasonic.  « Huawei est un partenaire important de Panasonic. En respectant scrupuleusement les lois et réglementations en vigueur dans les pays et les régions où se trouve le groupe Panasonic, nous continuerons à vendre des biens et des services à des clients chinois tels que Huawei. Le groupe Panasonic contribuera au développement de la Chine, en lui “apportant des briques et des tuiles”pour son développement. »

Plus qu’un simple communiqué de presse, ce message était une démonstration de solidarité et de soutien, dont HuaWei a cruellement besoin, lui qui a vu beaucoup de ses fournisseurs lui tourner le dos …

Les entreprises en première ligne des nouveaux enjeux géopolitiques du monde

Ces histoires d’alliances et d’attaques nous rappellent curieusement l’époque des Royaumes Combattants de la Chine antique (Zhan Guo, du V au III siècle av. J.-C.), sauf que maintenant, ce ne sont plus des royaumes qui sont en première ligne de la confrontation, mais les entreprises. Ces entreprises mastodontes, employant des centaines de milliers de personnes à travers de monde, détenant des technologies de pointe, avec un CA dépassant plusieurs dizaines voire centaines de milliards de dollars… représentent un enjeu économique si important, que leurs destins est maintenant liés à ceux des pays, grands comme la Chine ou les États-Unis.

Mais pourquoi le gouvernement de Trump veut à tout prix la mort de HuaWei? Voici quelques explications fournies par Nicolas Barré, directeur de rédaction du journal Les Échos.

Andy Purdy, CSO (Chief Security Officer) de HuaWei USA, a quand à lui expliqué les points de vue de son groupe aux téléspectateurs américains.