De Colette à Su Qing: femmes, écriture et émancipation

De Colette à Su Qing: femmes, écriture et émancipation

Colette, photographiée par Henri Manuel, 1910

Samedi dernier, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes (combien de personnes savent qu’elle existe et qu’elle est célébrée chaque 8 mars ?), la médiathèque de Saint-Germain-en-Laye a organisé une conférence dédiée à Colette (1873-1954). L’éditeur de la revue Lire y a présenté cette femme de lettres émancipée, transgressive et avant-gardiste presque malgré elle. Tous ses écrits autoréflexifs ont été passés en revue : quelle vie libre et quelle plume sensible !

Après la conférence, je me suis demandé s’il existait une « Colette chinoise ». Le premier nom qui m’est venu à l’esprit fut celui de Su Qing (1914-1982) bien que leurs destins aient été presque opposés (combien de Chinois la connaissent encore ou se souviennent d’elle ?).

Indépendance assumée ou nécessité imposée ?

Su Qing est autrice du roman autobiographique Dix ans de mariage. Avec Eileen Chang, elle faisait partie des célèbres écrivaines du Shanghai des années 1940. Après son divorce, elle dut subvenir à ses besoins grâce à l’écriture et à l’édition. Contrairement à un choix délibéré, elle travailla par nécessité. Son environnement, bien plus hostile aux femmes indépendantes, lui offrait encore moins d’opportunités qu’en Occident.

Su Qing dépeint ainsi une femme chinoise comme elle dans son roman : « Tu es une femme à part entière, et cette féminité est intériorisée. Plus tu réussis dans ta carrière, plus tu ressens une solitude et un vide profond en toi. Tu éprouves souvent une insatisfaction, n’est-ce pas ? Mais cette insatisfaction ne vient pas du besoin d’avoir un homme qui t’appartienne, elle vient du désir d’avoir une personne digne de respect et d’admiration, à qui tu pourrais appartenir de ton plein gré. Tu es une femme profondément vaniteuse ! ».

Su Qing, autrice du roman Dix ans de mariage

Les femmes chinoises soutiennent-elles toujours « la moitié du ciel » ?

Malgré une politique prônant l’émancipation des femmes sous le règne de Mao, la société chinoise n’a jamais totalement effacé la domination patriarcale. Aujourd’hui encore, les inégalités et les pressions sociales persistent, tant dans le monde professionnel que familial, en particulier dans le milieu politique. Et paradoxalement, ces pressions viennent parfois des femmes elles-mêmes, qui, consciemment ou non, perpétuent certaines normes et attentes sociales. 

 

Enfin, le 8 mars (San Ba Jie en chinois) est une fête largement célébrée en Chine. Ce jour-là, les employées peuvent bénéficier d’une demi-journée de congé payé. Elles reçoivent également des cadeaux de la part du syndicat de leur entreprise, qu’elle soit privée ou publique. Ce jour est aussi marqué par des soldes et des offres promotionnelles ciblant les femmes.

"Les femmes soutiennent la moitié du ciel", dit Mao.

N’hésitez pas à partager votre perception de la position sociale des femmes chinoises ou celles d’autres pays asiatiques !

La Peinture Chinoise et l’Interculturalité

La Peinture Chinoise et l’Interculturalité

Un Atelier d’entrée en contact avec la culture chinoise

Extrait du manuel d'apprentissage de la peinture chinoise

Savez-vous comment ces trois feuilles d’orchidée ont été peintes ? En trois gestes sous forme de traits ou lignes. Mais l’épaisseur de ces traits dépend de la manière dont le pinceau est utilisé. Comme le pinceau chinois permet d’exercer une pression plus ou moins forte, un peintre expérimenté ajuste son geste et l’intensité de l’encre pour exprimer sa propre vision de l’orchidée. Savoir apprécier une peinture chinoise, c’est apprendre à lire l’invisible. Tout comme travailler avec les Chinois.

Cerf fantastique, acrylique sur brique, réalisé par Lei, 2025

Je souhaite organiser un atelier avec Lei, une peintre chinoise formée à l’occidentale, qui s’inspire de plus en plus de la peinture traditionnelle chinoise. L’objectif de cet atelier est de comprendre les interactions entre le pinceau, l’encre, l’eau et le papier, et d’explorer la culture chinoise à travers une expérience artistique.

Pour préparer cette séance, j’ai consulté Les Enseignements de la Peinture du Jardin grand comme un Grain de Moutarde (Manuel d’apprentissage rédigé au XVIIe). Lei m’a également montré des photos de briques peintes datant des IIIe et IVe siècles, utilisées autrefois comme décorations aux mausolées. Nous avons été fascinées par la modernité de ces créations millénaires. Inspirée, Lei a même réalisé un essai sur une brique qui lui restait après la construction de sa cheminée.

Peinture Chinoise vs Peinture Occidentale : Deux Approches du Réel

Peinture sur brique, IIIe-IVe, Musée de Gaotai, Gansu, Chine

Notre discussion a naturellement dérivé vers les différences entre la peinture chinoise et occidentale.

— « C’est incroyable comme ce cheval est esquissé en quelques traits, et pourtant il semble avoir une âme », s’exclame Lei.
— « Oui, on dirait du Picasso ! », je m’enthousiasme. « Penses-tu que des stagiaires sans expérience en dessin arriveraient à faire la même chose ? »
— « Bien sûr ! Tout le monde peut dessiner. Mais la recherche obsessionnelle de la ressemblance avec la réalité tue leur spontanéité et leur capacité d’expression. »

Lei a raison. L’art chinois valorise la spontanéité tout en insistant sur la maîtrise du geste, un savoir-faire qui ne s’acquiert que par la pratique. Cette approche ne se limite pas à l’art : elle se retrouve dans la culture chinoise elle-même. Par exemple, l’hospitalité chinoise est souvent spontanée, se traduisant par des invitations improvisées et des échanges chaleureux, à l’opposé des codes parfois plus formels de l’Occident.

L’Interculturalité à Travers l’Art : Une Expérience à Vivre

La peinture chinoise est un pont entre le visible et l’invisible, entre la
maîtrise et l’improvisation. Elle nous invite à repenser notre propre rapport à l’art et à l’expression.

Si vous souhaitez explorer cette approche pour entrer en contact avec la culture
chinoise, mieux comprendre vos clients ou partenaires chinois, contactez-nous.

Marseille : une ancienne ville à la synthèse universelle

Marseille : une ancienne ville à la synthèse universelle

Je reviens d’un court séjour à Marseille, grand port méditerranéen dont la réputation est souvent controversée. Cette ville, qui a donné son nom à l’hymne national français, est aussi associée à la mafia et à l’insalubrité. Pourtant, en me promenant dans ses différents quartiers tels le Vieux-Port, le Panier, la Canebière, la Corniche Kennedy, ainsi que dans des quartiers vertigineux comme Roucas-Blanc et Notre-Dame de la Garde, j’ai été émerveillée par sa diversité culturelle, ses paysages authentiques et ses vestiges historiques.

Synthèse universelle

La Cathédrale Nouvelle-Major, construite au XIXe siècle, témoigne de l’ambition passée de Marseille : une synthèse universelle entre influences occidentales et orientales. S’appuyant sur cet héritage, la ville s’est dynamisée ces dernières années grâce à des expressions artistiques contemporaines, notamment à travers le street art.

La marche républicaine

Marseille (Masai 马赛 en chinois) n’est pas inconnue des Chinois. D’une part, la Marseillaise a inspiré Nie Er, le compositeur de l’hymne national chinois La Marche des volontaires ; d’autre part, c’est ici que débarquèrent les premiers émissaires de la cour des Qing au XIXe siècle, ainsi que de futurs hommes politiques éminents chinois au début du XXe siècle.

Regardez, la terre !

La première délégation Qing partit en 1866 de Shanghai par bateau et arriva à Marseille après trois mois de navigation, avant de poursuivre son périple d’inspection sur l’industrie militaire, l’économie et la société en Europe occidentale. Plusieurs récits de voyage nous sont parvenus, décrivant Marseille et les mœurs de l’époque, comme Les récits des aventures en mer de Zhang Deyi 张德彝 (1847-1918), publiés entre 1866 et 1868. Zhang souligne dans son journal de voyage l’animation du port de Marseille, bien organisé et entouré de robustes forts en pierre blanche (les forts Saint-Jean et Saint-Nicolas). Il est également impressionné par la propreté de son hôtel en pierre de taille, un édifice de sept étages. À l’époque, les Chinois attiraient la curiosité des Marseillais, tout comme les étrangers en Chine dans les années 1980.

Villes jumelées

Shanghai et Marseille sont jumelées depuis 1987. Trois vols directs relient depuis juillet 2024 les deux villes portuaires. Cette amitié a été par ailleurs symbolisée en 2004 par un jardin traditionnel chinois, offert par Shanghai à sa sœur jumelle française lors de l’Année culturelle de la Chine. Ce jardin, situé aujourd’hui dans le parc Borély, sera sans doute une étape incontournable de ma prochaine visite à Marseille.

L’Intime dans la Culture Chinoise Contemporaine

L'intime dans la Culture Chinoise Contemporaine

Edouard Vuillard, Intérieur, peinture à l'huile, 1902. Les femmes au foyer chinoises étaient considérées comme des vases aux fleurs, un pur décor intérieur.

Lors de ma visite de l’exposition « L’intime — de la chambre aux réseaux sociaux » au Musée des Arts Décoratifs, une question s’est naturellement posée : qu’en est-il de l’intime pour les Chinois contemporains ?

Dans cette exposition, l’intime est exploré à travers douze thèmes notamment des espaces privés (décor intérieur, toilettes, maquillage, lit, etc.), la nudité, la sexualité depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jour avec l’intime arrangé pour être mis en ligne. Dans l’ensemble, il s’agit de l’intime au prisme français sinon occidental.

Qu’en est-il l’intime (yinsi 隐私 en chinois) dans la culture chinoise contemporaine ? Trois aspects me sont venus à l’esprit, et vous pourriez les compléter dans  le commentaire.

Une culture de la honte du corps

La représentation du corps en Chine demeure marquée par une forte pudeur. La nudité publique, même dans un contexte artistique, est souvent censurée ou perçue comme inappropriée. L’exposition des peintures à l’huile des nus au Musée des Beaux-Arts à Pékin en 1988 a suscité un scandale. Si cette honte du corps trouve son origine dans des valeurs confucéennes, elle est surtout accentuée durant les années d’abrutissement sous le règne de Mao (dont la puissance sexuelle était, selon  son médecin personnel Dr. Li Zhisui , à la mesure de son pouvoir absolu ). Par conséquent, l’intime corporel est souvent tabou, contrastant avec les tendances occidentales à l’exposition et à la revendication du corps comme expression de la liberté personnelle.

Une coiffeuse dotée de paravents

L’intimité et l’espace personnel

Dans un pays très peuplé, l’espace privé est un concept relatif. Dans de nombreuses familles chinoises, trois générations cohabitent souvent sous le même toit, réduisant considérablement les espaces privés. Cette promiscuité forge une culture où le collectif prime sur l’individu, et où le concept occidental de privacy peine à s’imposer. Les espaces publics équipés de vidéo de surveillance ne semblent pas ainsi provoquer beaucoup d’indignation chez les Chinois.

Prise de vue de l'expo. Savez-vous ce que c'est comme objet? Laissez votre réponse dans le commentaire.

Les réseaux sociaux : société ambivalente

Bien que la censure et l’autocensure restent omniprésentes, les réseaux sociaux offrent un nouvel espace d’expression, permettant aux Chinois de partager des aspects de leur vie autrefois jugés trop intimes. Le grand succès de la plateforme chinoise Wechat l’atteste (1,382 milliard d’utilisateurs dans le monde d’après le dernier rapport financier en 2024 de Tencent).

Ce phénomène reflète l’ambivalence de la société chinoise contemporaine: un désir croissant de l’affirmation du soi dans une société qui exige des sacrifices au nom des intérêts collectifs.

Espace privé, un luxe rare en Chine.

Bref, l’intime en Chine contemporaine oscille entre une culture où le collectif et la pudeur restent des valeurs centrales et quête de nouveaux espaces d’expression. D’ailleurs, n’hésitez pas à créer un compte Wechat (il est possible de le faire avec votre numéro de téléphone mobile étranger) pour mieux découvrir vos collaborateurs chinois.

Avez-vous déjà rencontré des défis relatifs à l’intime dans vos affaires ou durant vos séjours en Chine ? Partagez votre expérience en commentaire !

Pourquoi boit-on de l’eau chaude en Chine ?

Pourquoi boit-on de l'eau chaude en Chine ?

Pourquoi boit-on de l'eau chaude en Chine ?

Peut-être avez-vous été surpris au restaurant en Chine devant un verre d'eau chaude quand vous attendiez une eau tempérée ou fraîche. Alors pourquoi cette coutume chinoise de boire de l'eau chaude ?

Voyager ou vivre en Chine réserve de nombreuses surprises culturelles. Une des plus marquantes : la coutume de boire de l’eau chaude, souvent sans thé. Dans les restaurants, les bureaux, ou chez des amis, on vous proposera habituellement de l’eau chaude au lieu de froide. Cette habitude a des racines historiques et culturelles bien ancrées.

Boire de l'eau chaude, une question de santé

L’une des principales raisons pour lesquelles les Chinois boivent de l’eau chaude est liée à la médecine traditionnelle chinoise, qui joue un rôle central dans le mode de vie et le bien-être. Selon la médecine traditionnelle chinoise, le corps humain doit maintenir un équilibre entre le yin (le froid) et le yang (la chaleur). Boire de l’eau froide est considéré comme un choc pour le corps, car cela introduit du froid dans l’estomac, perturbant ainsi cet équilibre délicat.

L’eau chaude, au contraire, est vue comme un élément apaisant qui aide à harmoniser les énergies internes, facilite la digestion et active la circulation sanguine. Elle est particulièrement recommandée en cas de rhumes, maux de gorge ou troubles digestifs, car elle aide le corps à se réchauffer et à expulser les toxines.

De plus, dans la médecine traditionnelle chinoise, la chaleur aide à stimuler le Qi, c’est-à-dire l’énergie vitale, et à promouvoir la santé globale. Ainsi, boire de l’eau chaude est une manière simple de favoriser un bon fonctionnement du corps.

Boire de l'eau chaude : une habitude héritée des dynasties anciennes

Historiquement, l’eau chaude a toujours été une boisson de prédilection en Chine, non seulement pour des raisons de santé, mais aussi d’hygiène. Pendant les dynasties anciennes, avant que l’eau potable ne soit traitée comme aujourd’hui, les gens avaient pour habitude de faire bouillir l’eau pour éliminer les bactéries et autres contaminants. L’eau bouillie était donc la plus sûre à consommer, ce qui a fait de cette habitude un geste quotidien pour la population.

De plus, cette coutume a perduré grâce aux recommandations du gouvernement chinois tout au long des siècles. Même dans les temps modernes, boire de l’eau chaude est encouragé comme une mesure préventive contre certaines maladies, un message qui est encore renforcé par les systèmes de santé locaux.

Offrir de l'eau chaude : une marque d’hospitalité et de respect

Offrir de l’eau chaude aux invités est également un geste d’hospitalité en Chine. Il s’agit d’une manière simple et courante de montrer de la bienveillance et de s’assurer que l’invité se sente à l’aise et pris en charge. En Chine, vous pourriez être surpris de voir qu’à l’arrivée dans une salle de réunion, dans un restaurant ou même dans un train, l’eau chaude est systématiquement proposée.

C’est un signe de respect qui reflète la culture d’accueil chinoise, où le bien-être de l’invité est une priorité. Le fait de proposer de l’eau chaude plutôt que de l’eau froide montre que l’hôte s’intéresse à votre santé et à votre confort, selon leur perspective culturelle.

Boire de l'eau chaude : les avantages pratiques

Boire de l’eau chaude n’est pas uniquement une coutume basée sur des croyances médicales ou culturelles. Il y a également des avantages pratiques à consommer de l’eau chaude, surtout dans un pays où la météo varie fortement selon les régions. En hiver, les températures dans certaines parties de la Chine peuvent descendre très bas, et boire de l’eau chaude devient alors un moyen simple et efficace de se réchauffer.

De plus, l’eau chaude est perçue comme aidant à la digestion, ce qui est particulièrement apprécié après des repas copieux, souvent riches en graisses ou en épices dans certaines cuisines chinoises régionales. Il est également commun que l’eau chaude soit proposée après avoir consommé du thé ou un repas, afin de « nettoyer » l’estomac.

Une habitude du quotidien

Avec le temps, cette coutume de boire de l’eau chaude est devenue une véritable routine quotidienne pour beaucoup de Chinois. Les distributeurs d’eau dans les lieux publics, les bureaux ou les écoles ont souvent trois options : de l’eau froide, tempérée ou chaude, cette dernière étant très populaire. Les Chinois, même lorsqu’ils voyagent, emportent souvent avec eux des thermos pour s’assurer qu’ils puissent toujours avoir accès à de l’eau chaude, une boisson qu’ils associent au confort et à la santé.

Conclusion

Boire de l’eau chaude en Chine va bien au-delà d’une simple préférence gustative. C’est un geste enraciné dans des siècles de pratiques médicales traditionnelles, une habitude qui a évolué avec les préoccupations sanitaires historiques, et un symbole de respect dans les interactions sociales. En tant que visiteur en Chine, accepter un verre d’eau chaude n’est pas seulement une façon de se conformer aux traditions locales, mais aussi une opportunité d’expérimenter un aspect fascinant de la culture chinoise.

 

♨️ La prochaine fois que vous voyagerez en Chine, n’hésitez pas à profiter de ce rituel et à découvrir par vous-même les bienfaits d’un simple verre d’eau chaude ! 

 

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou pour échanger sur vos projets avec la Chine 🇫🇷 🇨🇳

  • Modifier Colonne
 
 

 

Vous appréciez nos formations ? ♥️ Aidez-nous à gagner en visibilité en partageant votre avis sur Com Chine.  Retrouvez-y aussi les avis de nos clients ! 

Pourquoi suivre une formation interculturelle Chine sans attendre les problèmes peut vous faire gagner temps et argent

Pourquoi suivre une formation interculturelle Chine sans attendre ?

Pourquoi suivre une Formation Interculturelle Chine sans attendre les problèmes peut vous faire gagner temps et argent ?

Les relations avec les clients, partenaires ou collègues chinois peuvent être complexes en raison de différences culturelles profondes. Attendre que des tensions apparaissent avant de suivre une formation interculturelle peut entraîner des pertes de temps et d’argent considérables. En revanche, une préparation proactive offre de nombreux avantages. Voici pourquoi.

Témoignages Clients

Monsieur D, Directeur Général d’une entreprise industrielle française

« Avant de suivre une formation interculturelle sur la Chine, nos échanges avec nos partenaires chinois étaient souvent source de malentendus. Nous avons investi dans une formation pour notre équipe, et les résultats ont été remarquables. Nous comprenons maintenant mieux leurs attentes et nous avons pu renforcer nos relations commerciales. Cette formation a non seulement évité des conflits coûteux, mais a aussi accéléré nos négociations et nos projets. »

Madame M, Responsable des Ressources Humaines dans l’industrie pharmaceutique

« Après avoir suivi une formation interculturelle, notre communication avec nos collègues chinois est devenue beaucoup plus fluide. Nous avons appris à respecter les subtilités de leur culture et à adapter notre approche, ce qui a réduit les malentendus et a amélioré la productivité de notre équipe. »

5 Éléments Clés de la Culture Chinoise des Affaires

Pour naviguer efficacement dans le monde des affaires en Chine, il est essentiel de comprendre certains aspects culturels fondamentaux. Voici cinq éléments clés :

1. La Notion de Face

La notion de « face » (面子, miànzi) est cruciale dans la culture chinoise. Perdre la face peut entraîner une perte de respect et de statut social. Dans un contexte professionnel, il est important de faire preuve de respect et de ne pas embarrasser les autres, surtout en public. Cela implique de faire attention à la manière dont on critique ou donne des retours, préférant souvent des approches indirectes pour préserver l’honneur de chacun. 

La Face est une notion complexe que nous explorons en formation. Au delà d’éviter les pertes de face, développez aussi votre conscience des moments où vos interlocuteurs vous donnent la Face et vos moyens de leur en donner !

2. Le Guanxi et l'Importance des Relations Interpersonnelles

Le « guanxi » (关系) se réfère aux relations interpersonnelles et aux réseaux de contacts. En Chine, les affaires sont souvent basées sur la confiance personnelle plutôt que sur des contrats formels. Développer un bon guanxi signifie investir du temps et des efforts pour bâtir des relations solides et mutuellement bénéfiques. Ces relations peuvent ouvrir des portes et faciliter les négociations.

3. La Communication Implicite

La communication en Chine est souvent implicite et indirecte. Contrairement à la communication occidentale, qui peut être plus directe, les Chinois utilisent des sous-entendus et des non-dits pour faire passer des messages. Comprendre ce style de communication nécessite une sensibilité particulière aux indices contextuels et à la lecture entre les lignes.

4. La Hiérarchie

La structure hiérarchique est très présente dans les entreprises chinoises. Le respect de l’autorité et des niveaux de hiérarchie est primordial. Prendre des décisions ou faire des suggestions sans passer par les canaux appropriés peut être mal perçu. Reconnaître et respecter cette hiérarchie est essentiel pour une collaboration harmonieuse.

5. Le Changement et le Pragmatisme Chinois

Les Chinois sont souvent très pragmatiques et flexibles face au changement. Cette adaptabilité est un atout majeur dans les affaires. Cependant, cela peut aussi signifier des ajustements rapides et inattendus dans les plans ou les stratégies. Être préparé à cette flexibilité et savoir s’y adapter peut être un avantage compétitif significatif.

Conclusion

Investir dans une formation interculturelle avant que des problèmes ne surviennent est une stratégie proactive qui peut rapporter gros. Comme le montrent les témoignages de nos clients, une compréhension approfondie de la culture chinoise des affaires permet d’éviter les malentendus, de renforcer les relations et d’améliorer l’efficacité des collaborations. Ne laissez pas les différences culturelles devenir un obstacle ; transformez-les en opportunités pour exceller dans vos interactions professionnelles en Chine.

Prenez contact avec nous dès aujourd’hui pour découvrir comment notre formation interculturelle peut transformer vos relations d’affaires et vous faire économiser temps et argent.

Com Chine Formation interculturelle business Chine

Vous appréciez nos formations ? ♥️ Aidez-nous à gagner en visibilité en partageant votre avis sur Com Chine.  Retrouvez-y aussi les avis de nos clients ! 

Pourquoi les Chinois utilisent des termes différents pour compter les chats, les tables ou les livres ?

Pourquoi les Chinois utilisent des termes différents pour compter les chats, les tables ou les livres ?

Pourquoi les Chinois utilisent des termes différents pour compter les chats, les tables ou les livres ?

Les Chinois utilisent différents termes quand ils comptent des chats, des tables ou des livres, découvrons pourquoi.

La langue chinoise se distingue par de nombreuses particularités, et l’une des plus intrigantes est l’utilisation de différents termes pour quantifier les objets. Contrairement aux langues européennes qui utilisent généralement des numéros de façon directe (par exemple, « trois pommes » ou « cinq livres »), le chinois requiert l’emploi de classificateurs ou de mots de mesure. Voici un aperçu des raisons culturelles, linguistiques et pratiques de cette spécificité.

1. Structure Linguistique

Les classificateurs, ou spécificatifs, sont des mots qui accompagnent les numéros pour indiquer des catégories d’objets. Par exemple, en chinois mandarin, on dira « 一只猫 » (yī zhī māo) pour « un chat », où « 只 » (zhī) est le classificateur pour les animaux. Ces classificateurs sont essentiels pour la clarté et la précision. La langue chinoise compte des centaines de syllabes qui peuvent avoir plusieurs significations en fonction du contexte et du ton. Les classificateurs aident à lever cette ambiguïté en fournissant un cadre contextuel supplémentaire.

2. Tradition Culturelle

L’utilisation des classificateurs est profondément enracinée dans la culture chinoise. Historiquement, les Chinois ont développé une façon de penser qui accorde une grande importance à la catégorisation et à la classification. Chaque classificateur reflète une manière spécifique de percevoir et de conceptualiser les objets du monde. Par exemple, le classificateur « 本 » (běn) est utilisé pour les livres, soulignant l’importance culturelle des livres comme objets distincts et précieux.

3. Facilitation de la Communication

Les classificateurs facilitent la communication en rendant les phrases plus compréhensibles. Par exemple, en chinois, « 三张桌子 » (sān zhāng zhuōzi) signifie « trois tables », où « 张 » (zhāng) est le classificateur pour les objets plats ou de surface comme les tables et les papiers. Cela permet aux interlocuteurs de comprendre immédiatement de quoi il s’agit, même en l’absence de contexte visuel. Cela est particulièrement utile dans une langue où les homophones sont nombreux.

4. Différenciation et Précision

Les classificateurs apportent un niveau de précision et de différenciation qui enrichit la langue. Ils permettent de distinguer des objets similaires mais ayant des caractéristiques différentes. Par exemple, « 一头牛 » (yī tóu niú) pour « une vache » utilise « 头 » (tóu) comme classificateur pour les gros animaux. Tandis que « 一只狗 » (yī zhī gǒu) pour « un chien » utilise « 只 » (zhī), montrant ainsi une distinction claire entre les types d’animaux.

5. Évolution Historique

Historiquement, les classificateurs ont évolué avec la langue chinoise, reflétant les changements dans la culture et la société. Certains classificateurs utilisés dans le passé ne sont plus courants aujourd’hui, tandis que de nouveaux ont émergé pour des objets modernes comme « 台 » (tái) pour les appareils électroniques, montrant la capacité de la langue à s’adapter à des contextes nouveaux.

Conclusion - Une langue subtile, riche et contextuelle

L’utilisation de différents termes pour quantifier les objets en chinois est une pratique linguistique qui révèle beaucoup sur la culture, l’histoire et la structure de la langue chinoise. Elle souligne l’importance de la précision, de la clarté et de la contextualisation dans la communication. Pour les apprenants de la langue, maîtriser les classificateurs est important pour une compréhension et une utilisation correctes du chinois. C’est une richesse linguistique qui, bien que complexe, offre une vue fascinante sur la manière dont les Chinois perçoivent et interagissent avec le monde qui les entoure.

Com Chine Formation interculturelle business Chine

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou pour échanger sur vos projets avec la Chine 🇫🇷 🇨🇳

龙 Loong, voici le dragon chinois !

龙 Loong, voici donc le dragon chinois !

En début d’année du Dragon, les Chinois souhaitent mieux faire connaître au monde leur animal sacré préféré : Loong – le dragon chinois.

 

À l’opposé de l’image du dragon occidental, créature maléfique et menaçante, dotée d’ailes et qui crache du feu, le dragon chinois vole sans ailes, crache de l’eau et est un puissant protecteur de ses peuples. Le contraste est tel qu’il a été suggéré de traduire phonétiquement le mot chinois pour dragon par « Loong », plutôt que d’utiliser le mot occidental « dragon » !

 

La comparaison loong-dragon est fascinante, car elle semble nous indiquer l’ampleur du fossé culturel entre la Chine et l’Occident, et le nombre de malentendus qui peuvent en résulter dans notre travail et notre vie au quotidien.

 

Nous vous présentons ici le « Loong chinois », largement partagé sur le réseau social WeChat ces derniers jours, sous la forme d’un long poème publié par l’agence de presse Xinhua. Le texte original étant très long, nous y avons apporté quelques modifications mineures et nous remercions ChatGPT pour son aide à la traduction.

 

 

Alors « loong » ou « dragon », quel mot utiliser pour être sûr que l’on parle de la même chose ? Tout comme « guanxi » et « relation », « mianzi » et « face »… Si vous avez des doutes, il est peut-être temps de faire appel à Com Chine, spécialiste de la formation interculturelle Chine, pour une session de formation 😉 ?

Loong, le dragon chinois

(D’après le poste WeChat de l’agence de presse XinHua du 10/02/ 2024)

Dragon marchant doré, dynastie Tang, au musée de Xi’an

Il s’avère que c’est le dragon chinois !

Voguant à travers les nuages et la brume,

Voyageant entre le ciel et la terre,

C’est lui.

 

 

Elégant et détaché,

Plein de charme et coloré,

C’est également lui.

 

Il est le totem de la nation chinoise,

Avec une posture robuste et puissante,

Un esprit courageux et sans crainte,

Un cœur qui bénit les quatre mers,

Une force inégalée.

 

Mur des neuf loongs, la Cité Interdite

C’est lui,

Le Loong, dragon chinois

Un symbole culturel unique de la nation chinoise.

 

 

Les mythes chinois racontent

Que le vrai Loong se transforme souvent en poisson de mer ou en oiseau,

Voyageant parmi les humains,

Rarement se montrant dans sa véritable forme.

 

 

Le Loong le plus ancien reconnu par l’archéologie

Est le Loong de pierre trouvé sur le site de ChaHai au Liaoning,

Il repose sur le flanc de la colline,

La tête pointant vers le sud-ouest,

La queue s’étendant vers le nord-est,

Prêt à s’envoler,

Il date d’environ huit mille ans.

Loong de pierre empilée, site archéologique de Chahai

Dans la culture de Hongshan, il y a cinq à six mille ans,

Des jades en forme de Loong plus délicats ont fait leur apparition,

Aussi le jade en forme de C, trouvé à Chifeng en Mongolie intérieure

Est représentatif de cette époque.

Il a des yeux fins et allongés, une crinière flottante,

Le corps enroulé comme un crochet,

Comme s’il accumulait de la force.

Loong en jade, culture néolithique de Hongsha, au Musée Nationale de Chine

Dans l’écriture des oracles, « Loong » est un pictogramme,

Avec des cornes majestueuses, une gueule grande ouverte,

Tordant son corps, la queue balançant de gauche à droite,

Il combine les images d’un crocodile et d’un serpent.

Évoluti!on du caractère chinois pour « loong »

Les anciens textes de la dynastie des Song, « Er Ya Yi »,

enregistrent neuf attribus du Loong :

« Cornes comme celles d’un cerf,

Tête comme celle d’un chameau,

Yeux comme ceux d’un fantôme,

Cou comme celui d’un serpent, 

Ventre comme celui d’un mirage,

Écailles comme celles d’un poisson,

Griffes comme celles d’un aigle, 

Pattes comme celles d’un tigre,

Oreilles comme celles d’un bœuf »

C’est l’image du loong que les Chinois connaissent bien.

Pendentif en jade en forme de Loong, dynastie Song, au Musée Nationale de Chine

Au cours des millénaires,

La forme du loong a évolué sans cesse,

Reflet de l’infinie créativité et de la vitalité illimitée des fils et filles de Huaxia,

Portant la culture de la nation chinoise,

Longue, diverse et éclatante.

Statut de loong en bronze avec perles, dynastie Ming et Qing, la Cité Interdite

Confucius (-551 à -479) a demandé des conseils à Laozi,

À son retour, il dit à ses disciples :

« Aujourd’hui, j’ai vu Laozi, n’est-il pas comme un Loong ? »

Utilisant l’animal sacré pour exprimer son admiration et son respect pour le grand maître du Taoïsme.

Vase en porcelaine, dynastie Yuan, au musée provincial du Hubei

Le poète Cao Zhi (192 à 232) décrivait la grâce de la déesse de la rivière Luo :

« Agile comme un cygne surpris, gracieux comme un loong errant »,

Devenu dans les œuvres littéraires ultérieures

Une phrase de référence pour décrire la beauté.

 

Le grand peintre Gu Kaizhi (345 à 406) de l’Est Jin,

S’inspirant de cela, a créé « Les Rhapsodies de la Déesse Luo »,

Un romantisme plein de poésie et de fantaisie,

Devenu un trésor de l’art classique chinois.

Gu KaiZhi, rouleau Luo Shen Fu (copie en période de Song), au Musée du Palais de la Cité Interdite

Le livre Liu Xie des Dynasties du Sud (420 à 589),

Est le premier encyclopédie de théorie littéraire,

Utilisant « sculpter le loong » pour symboliser l’art exquis de l’écriture.

Son influence profonde depuis plus de 1500 ans,

Donne le nom à l’étude de cet oeuvre la « Loongologie ».

 

D’hier à aujourd’hui,

La culture du loong s’est fondue dans la vie quotidienne chinoise.

Danser avec les loong, pagayer en dragon-boat,

Perpétuent les coutumes folkloriques.

Les vêtements à motifs de dragons, les figurines décoratives et autres produits culturels et créatifs,

Guident les tendances de la mode.

La mascotte des Jeux Olympiques d’hiver de Pékin, « Ice Dun Dun » habillée en loong

Le loong,

Symbolise également,

La veine spirituelle de la nation chinoise qui, depuis cinq mille ans,

Ne cesse de s’endurcir et de s’efforcer de progresser.

Il porte également,

La volonté déterminée et les beaux souhaits de millions de Chinois

Dans la nouvelle ère et sur les nouvelles routes,

Pour promouvoir la renaissance d’une grande nation.

 

Les avions de chasse chinois sont baptisés du nom des Loongs,

Les submersibles de grande profondeur appelés « dragon des mers »,

Les “dragons de neige” mènent les expédition polaire chinoise,

Même le réseaux d’électricité est propulsé par les réacteurs “dragons”.

Chasseur furtif J-20 « Wei Loong » (à gauche), submersible habité « Jiao Loong » (à droite)

Aujourd’hui,

Nous accueillons la nouvelle année JiaChen du Dragon.

Que vous soyez né(e) sous le signe du dragon ou non,

Cette année,

Vital(e) comme un dragon, 

Esprit vif comme un dragon,

Bondissant(e) comme un dragon, 

Sautant comme un poisson à travers le portail du dragon,

Vous trouverez votre propre éclat.

Timbres commémoratifs de l’année du dragon émis par la Poste de Chine

Meilleurs vœux à toutes et tous,

Que vous voliez haut et loin comme un loong, et 

Que l’année du Dragon vous remplisse

De bonheur et de prospérité !

Qu’est que la FACE en Chine ?

La Face : une notion cruciale, complexe et souvent mal comprise par les Occidentaux qui travaillent avec la Chine.

« L'Homme a besoin de face pour vivre comme l'arbre a besoin d'une écorce » - Proverbe chinois

La notion de « Face » est une pierre angulaire des interactions sociales et professionnelles en Chine. Subtile et complexe, la « Face » est souvent mal comprise par ceux qui travaillent avec la Chine.

Dans cet article, nous explorerons en profondeur ce que signifie la « Face », pourquoi elle est cruciale, et comment elle influence les relations d’affaires. Nous illustrerons la « Face » au travers d’exemples concrets.

Comprendre la "Face" en Chine

La « Face », connue sous le nom de « Mianzi » (面子), est une notion profondément enracinée dans la culture chinoise. Elle englobe la réputation, la dignité et le respect de soi d’une personne. C’est un concept complexe qui s’étend bien au-delà de l’image publique et de l’estime de soi.

La « Face » est une ressource sociale précieuse. Elle peut être donnée, préservée, gagnée ou perdue, et elle joue un rôle crucial dans les relations sociales et professionnelles.

La perte de « Face » est une situation embarrassante, tandis que donner la « Face » est un geste de considération et de respect.

Voyons dans ce qui suit pourquoi la « Face » est une notion cruciale pour les affaires en Chine.

Pourquoi la "Face" est cruciale en Chine ?

La « Face » est cruciale pour ceux qui travaillent avec la Chine car elle permet :

  1. Le Renforcement des Relations : En Chine, donner de la « Face » à quelqu’un est un signe de respect et d’appréciation. Cela renforce les liens personnels et professionnels, favorisant ainsi une communication harmonieuse.
  2. La Préservation de l’Harmonie : Éviter de causer la perte de « Face » est essentiel pour maintenir l’harmonie sociale. Les conflits publics ou les critiques ouvertes peuvent entraîner une perte de « Face » et créer des tensions.
  3. La Confiance Mutuelle : La « Face » est liée à la confiance. En préservant ou en donnant la « Face », vous montrez que vous êtes digne de confiance et que vous respectez les autres.
  4. La Réussite en Affaires : En affaires, comprendre la « Face » est essentiel pour établir des relations fructueuses. Une perte de « Face » peut compromettre des négociations ou des partenariats.

Exemples concrets de "Face" en action

Exemple 1 : Préserver la "Face"

Imaginez que vous assistiez à une réunion importante en Chine, et un de vos collègues fait une présentation qui contient quelques inexactitudes. Au lieu de les corriger publiquement, vous choisissez de discuter de ces erreurs en privé après la réunion. Vous préservez ainsi la Face de votre collègue en évitant une humiliation publique. Et vous préservez aussi votre propre Face.

Exemple 2 : Face - Cadeaux d’affaires et qualité d’accueil

Nous racontons souvent cette histoire dans nos formations, vécue par l’un de nos clients.

Imaginez une entreprise française de produits laitiers qui reçoit une délégation de son principal client chinois. Les Chinois viennent d’arriver et ils remettent à chacun de leur hôtes français un petit cadeau en provenance de Chine.

Malaise dans la salle, les représentants français n’ont pas prévu de cadeaux pour les membres de la délégation chinoise.

C’est alors que l’un des Chinois intervient,  il observe sur la table de modestes vaches au logo de l’entreprise française et demande :

« Ces vaches sont très jolies, pourrions-nous les avoir en souvenir de notre rencontre aujourd’hui ? »

Ce geste peut paraître anecdotique, il a permis en réalité d’éviter une perte de Face pour la délégation chinoise et leurs hôtes français.

Qu'est ce que la Face en Chine ?
Image générée par IA dans Canva

Notre client raconte que plusieurs années après cet épisode, il a été étonné de retrouver les petites vaches en plastique fièrement exposées sur les bureaux de leur client chinois !

Cet exemple illustre bien le pragmatisme chinois pour préserver la « Face » et l’harmonie. 

Exemple 3 : Perte de "Face" dans les affaires

Lors d’une négociation commerciale en Chine, une entreprise occidentale a critiqué publiquement les compétences techniques de son partenaire chinois lors d’une réunion avec d’autres parties prenantes. Cela a entraîné une perte de Face significative pour le partenaire chinois et a sérieusement compromis la relation commerciale. En comprenant la Face et en évitant une critique publique, une telle perte aurait pu être évitée.

Exemple 4 : Communication respectueuse : éviter l’offense

En affaires, la communication respectueuse est cruciale. De manière générale, évitez les discours critiques ou offensants qui pourraient blesser la Face de vos homologues.

Gestion de la "Face" et réciprocité

Un point important dans la gestion de « Face » réside dans sa dimension dynamique d’échange. Ainsi si un Chinois vous donne de la « Face » par exemple en vous faisant un compliment en public, son geste appelle que vous lui rendiez de la « Face » au moment opportun.

Ainsi, si vous rejetez de manière sèche son compliment, il perd la « Face » et vous également. Et vous perdez l’occasion de lui rendre la « Face » à un autre moment !

Gestion de la "Face" et nouvelles générations

Vous le comprenez maintenant, gérer sa « Face » et celle des autres demande beaucoup d’attentions et d’efforts. Notons que certains jeunes en Chine peuvent préférer travailler dans des entreprises occidentales de manière à s’extraire d’une gestion de « Face » trop lourde et pour simplifier les relations professionnelles et les rituels.

En Conclusion : Attention à la "Face" en Chine

La notion de « Face » en Chine est cruciale pour le succès des entreprises qui opèrent sur ce marché. Comprendre et respecter ce concept culturel, subtil et complexe permet de renforcer les relations, d’éviter les conflits inutiles et de faciliter les négociations. En intégrant la « Face » dans les pratiques commerciales, les entreprises peuvent ouvrir la voie à des partenariats fructueux et à une présence durable en Chine. 

A l’inverse, ignorer la « Face » est une option risquée !

Et vous ?

Cet article vous évoque peut-être des situations que vous avez vécues ? Racontez-nous en commentaire 👇

Merci pour votre attention ! 谢谢 !

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou pour échanger sur vos projets avec la Chine 🇫🇷 🇨🇳

Nous publions régulièrement sur la Chine,

ne manquez rien de nos posts sur Linkedin !

Cliquez ci-dessous pour  suivre Com Chine

Que veut dire MamaHuhu en Chinois ? (马马虎虎)

Que veut dire Mamahuhu en chinois ? (马马虎虎) Découvrez-le au travers de cette étonnante histoire ...

Que veut dire Ma Ma Hu Hu en Chinois ?
Image générée par IA sur Canva

L’expression chinoise « 马马虎虎 » ( « mamahuhu »)  se prononce « ma-ma-rou-rou » et veut dire littéralement « cheval-cheval-tigre-tigre », elle peut se traduire par « comme-ci comme-ça ». Son origine est aussi fascinante que sa signification ambiguë.

Une légende à l'origine de l'expression "cheval-cheval-tigre-tigre"

L’expression « mamahuhu » trouve son origine dans la légende d’un peintre animalier sous la dynastie Song.

Ainsi, ce talentueux peintre se distinguait par sa maîtrise artistique incontestée. Un jour, alors qu’il venait de créer une tête de tigre absolument remarquable, une requête inhabituelle lui parvint : on lui demanda de peindre un cheval. Cherchant à gagner du temps, l’artiste prit une décision singulière en juxtaposant tout simplement un corps de cheval à la tête de tigre. L’individu qui avait commandé l’œuvre, perplexe, s’exclama : « Qu’as-tu peint ? S’agit-il d’un tigre ou d’un cheval ? »

Que veut dire MaMaHuHu cheval tigre
Source image: Canva

C'est un Cheval-Tigre !

Alors, l’artiste, ne voulant ni perdre du temps ni discuter, répondit simplement : « C’est un cheval-tigre. » Le client, trouvant l’hybride étrange, déclina l’achat de la toile, laissant l’artiste avec son œuvre non vendue, qu’il accrocha finalement chez lui.

Lorsque son fils aîné lui demanda ce qu’il avait peint, l’artiste, pensant éviter une controverse inutile, répondit que c’était un tigre. Cependant, lorsque son cadet lui posa la même question, il assura qu’il s’agissait d’un cheval.

Une issue tragique

Plus tard, l’histoire prit un tournant tragique quand l’aîné, un jour de chasse, aperçut un cheval et, le prenant pour un tigre, tira une flèche mortelle. Face à ce triste accident, il fut contraint d’indemniser le propriétaire du cheval pour la perte infligée. Pendant ce temps, le cadet, croyant à tort qu’un tigre était un cheval, monta l’animal et se fit dévorer.

Accablé par le drame qui avait résulté de son œuvre, l’artiste décrocha la toile du mur de sa maison. Empli de remords, il rédigea un poème pour exprimer sa douleur et sa culpabilité : « Cheval-tigre, cheval-tigre, tu ressembles à la fois au cheval et au tigre. À cause de toi, mon fils aîné a tué un cheval de son arc, à cause de toi, mon fils cadet s’est fait dévorer par un tigre. Puissent les honnêtes gens ne jamais m’imiter ! »

La morale de l'histoire : ma-ma hu-hu - comme-ci comme-ça et conséquences possibles

Ainsi naquit l’expression « 马马虎虎 » (ma-ma hu-hu), désignant depuis lors une attitude ou un travail approximatifs, faits à la hâte, rappelant la confusion entre un tigre et un cheval dans cette légende captivante de la Chine ancienne. Cette histoire illustre la nécessité d’une précision et d’une attention aux détails, tout en nous rappelant les conséquences possibles d’une négligence.

ET VOUS?

Cet article vous évoque peut-être des expressions chinoises étonnantes ou des situations que vous avez vécues ? Racontez-nous en commentaire 👇

Com Chine Formation interculturelle business Chine

Merci pour votre attention ! 谢谢 !

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions ou pour échanger sur vos projets avec la Chine 🇫🇷 🇨🇳

Nous publions régulièrement sur la Chine,

ne manquez rien de nos posts sur Linkedin !

Cliquez ci-dessous pour suivre Com Chine