Fête de DuanWu et « Zong Zi »

Chaque année depuis 2265 ans, la Chine célèbre la « fête de DUANWU », le 5ème jour du 5ème mois lunaire, connue aussi sous le nom de « fête des bateaux dragons ».

La légende remonte à l’an 278 avant JC : en pleine guerre des Royaumes Combattants, l’Etat de Qin prit celui de Chu. Quoique banni et en exil, Qu Yuan (屈原), poète renommé et citoyen de Chu, fut très affecté par la disparition de sa patrie. Le jour du DuanWu, il se jeta dans la rivière Miluo.

Zong Zi, gateau de riz traditionnel pour la fête de DuanWu en Chine

Les locaux qui lui portaient un immense respect, montèrent sur leurs barques pour tenter de sauver Qu Yuan. Quand ils le surent noyé, ils battirent l’eau de leurs rames, durant des jours, pour affoler les poissons et les empêcher de picorer sa chair. Puis dans le même souci, ils allèrent jusqu’à leur jeter du riz pour les détourner de la dépouille de leur héros.

Aujourd’hui, on emballe du riz collant dans des feuilles de bambou pour le faire ensuite cuire dans l’eau ou à la vapeur. C’est le Zong Zi. Parfumé par les feuille s de bambou, et souvent farci de fèves rouges, de dattes ou de la viande, le Zong Zi se mange sucré ou salé.

Compétition Dragon Boat en Chine

Dans les villes du sud de la Chine, la tradition se transforme en compétition des bateaux aux rames.  Les barques aux longues nefs et aux proues de dragon, se livrent à des joutes spectaculaires, propulsées par des rameurs, au son du tambour à bord.

Depuis 2010, cette fête antique donne lieu à 4 jours fériés en Chine.

Chiffre d’or et Pattes de velours

par Marie-Pierre Gröndahl et Anne-Sophie Lechevallier Article apparu dans le «Paris Match» du 6-12 juin 2013

Un Petrus 1990 pour 5 800 euros! C’est l’une des enchères symboliques de la vente d’une partie de la cave de l’Elysée le 31 mai – car l’acheteur était … chinois. Plusieurs de ses compatriotes avaient déjà jeté leur dévolu sur de grands vignobles français. En Bourgogne, l’été dernier pour 7 millions d’euros, et dans le Bordelais, avec une trentaine de propriétés depuis quatre ans, dont quinze hectares en pomerol et saint-émilion le 1er juin, pour une montant estimé à 15 millions d’euros. La Chine dépense de plus en plus à l’étranger: 77 milliards de dollars en 2012. Elle se classe au huitième rang en France, avec 31 projets d’investissements.

le nouveau Club Med à Guilin, dans le sud de la Chine

Depuis les débuts d’internationalisation de ses entreprises en 1999, la République populaire a changé de stratégie. Ses cibles ne sont plus seulement les matières premières, mais des géants occidentaux, dotés de marques à forte notoriété. Comme le Club Med, où le conglomérat Fosun, déjà actionnaire, a lancé une OPA avec Axa Private Equity. Objectif? Faire de la Chine le deuxième marché Club Med d’ici à 2015, avec 200 000 clients. Cette opération se veut amicale. En France, elle n’a pas suscité d’opposition des autorités. «La plupart des gros rachats antérieurs, comme Rover ou Thomson ont été des échecs ou se sont heurtés à des refus comme pour Rio Tinto. Les Chinois comprennent qu’il faut investir progressivement; avec des acteurs locaux; en recherchant des entreprises à forte valeur ajoutés. Le pays est de moins en moins «l’usine du monde», fabricant de produits basiques à bas coût. L’urbanisation s’accélère: 230 villes dépasseront le million d’habitants en 2025, contre 110 aujourd’hui. Les salaires y ont été multipliés par quatre en cinq ans, d’où le développement d’une classe moyenne avide de marques», explique André Loesekrug-Pietri, patron du fonds A Capital; co-investisseur de Fosun dans le Club Med. Au lieu de choisir la formule des raids boursiers hostiles visant la majorité du capital, source de déboires notamment aux Etats-Unis, les Chinois privilégient les sociétés non cotées, avec des prises de participation minoritaires, moins invasives. Elles ouvrent aussi les portes de l’eldorado chinois aux groupes européens concernés. Le danois Bang & Olufsen tente ainsi de rattraper son retard, grâce à la prise de participation du distributeur Sparkle Roll dans son capital en 2012. GDF Suez, lui, a accepté que le fonds souverain chinois CIC prenne 30% de son pôle exploration-production en 2011 pour accélérer son développement en Asie. Mais ces accords n’empêchent pas certaines frictions commerciales. Si l’Allemagne – au nom de ses intérêts d’exportateur – est dix-hui autres pays souhaitent supprimer le projet de droits de douane sur les panneaux solaires made in China, la France s’y oppose. Bruxelles tranchera.