Dossier Chine : Géographie

Dossier Chine

GEOGRAPHIE
Mont Everest vu côté Tibet

Située à l’est du continent asiatique, la Chine est le troisième pays du monde par sa superficie, avec 9,59 millions de km², soit 17,5 fois la taille de la France. Elle s’étend sur 5 000 km d’ouest en est et 5 500 km du nord au sud.

La configuration du relief chinois favorise la pénétration de l’air humide en provenance de la mer vers l’intérieur du pays et entraîne l’écoulement des cours d’eau vers l’est. À l’ouest se trouve le haut plateau tibétain, caractérisé par d’importantes chaînes montagneuses alternant avec des plaines, des bassins, des collines et des plateaux. Le mont Everest, situé dans l’Himalaya, est le point culminant du monde avec 8 848 m d’altitude. Le plateau tibétain constitue une barrière naturelle entre l’Asie du Nord et l’Asie du Sud et influence profondément le climat de toute la région, notamment en générant le phénomène de la mousson en Asie du Sud et du Sud-Est.

Presque tous les grands fleuves d’Asie prennent leur source sur le plateau tibétain. En Chine, les fleuves ont joué un rôle majeur dans l’histoire du pays, qui est resté essentiellement agricole pendant plusieurs millénaires. Les deux principaux fleuves sont : le Yangzi Jiang (Fleuve Bleu), long de 6 300 km;  le Huang He (Fleuve Jaune), long de 5 464 km. D’autres fleuves importants prennent également leur source en Chine, comme le Lancang Jiang (Mékong), le Yaluzangbu (Brahmapoutre), le Nujiang (Salouen) et le Heilongjiang (Amour).

Malgré son immense superficie couvrant cinq fuseaux horaires, la Chine utilise un unique fuseau horaire (UTC +08:00), fixé sur l’heure de Pékin.

Le climat chinois est très varié en raison de l’immensité du territoire et de la diversité des reliefs. De manière générale, le sud est chaud et humide, tandis que le nord est plus sec et venteux. Cependant, la majeure partie du pays se situe en zone tempérée.

Le plan d’administration de la Chine est structuré en plusieurs niveaux :

23 provinces (y compris Taïwan) ;

5 régions autonomes : Xinjiang, Tibet, Mongolie-Intérieure, Guangxi et Ningxia. Ces régions disposent d’un certain degré d’autonomie par rapport au gouvernement central, notamment en raison de la présence de minorités ethniques ;

4 municipalités relevant directement du gouvernement central : Beijing, Shanghai, Tianjin et Chongqing. Ce sont de grandes métropoles dont le statut administratif est équivalent à celui d’une province ;

2 régions administratives spéciales (SAR) : Hong Kong et Macao. Ces territoires, rétrocédés à la Chine après de longues périodes de domination coloniale, bénéficient d’un système politique et économique distinct sous le principe « Un pays, deux systèmes ».

Ainsi, bien que ces divisions restent sous l’autorité du gouvernement central de Pékin, chacune possède son propre degré d’autonomie et de gouvernance. En effet, l’administration territoriale chinoise est plutôt fédérale que centralisée comme l’on aurait cru.

Une lecture macroscopique, populaire dans les années 1990, distinguait la Chine en littoral, intérieur et Ouest. Le littoral, qui représente seulement 14 % de la superficie du pays, concentre 45 % de la population totale, ainsi que plus de 80 % des investissements étrangers et des exportations. À l’inverse, l’Ouest chinois couvre 56 % du territoire, avec ses vastes déserts et les hautes terres du plateau tibétain, mais ne regroupe que moins de 10 % de la population totale et 8 % du PIB national.

Cette distinction est aujourd’hui moins pertinente en raison des efforts d’aménagement engagés par le gouvernement central depuis plusieurs décennies pour équilibrer le développement économique du pays. Plusieurs projets d’envergure se sont succédé, parmi lesquels le barrage des Trois Gorges, la construction des réseaux ferroviaires à grande vitesse et l’initiative de la Nouvelle Route de la Soie.

 

 

 

Pour plus d’information, consulter Chine : Géographie physique de Larousse ; Geoconfluence Chine par l’ENS Lyon